Black Mirror, la thématique de la saison 4

Black Mirror, la thématique de la saison 4

Les précédentes saisons avaient comme thématique "le spectacle" sous ses différents aspects. Dans cette saison, une autre thématique semble être fortement mise en avant.

Evidemment, il est conseillé d'avoir vu les épisodes de cette saison avant de lire la suite afin d'éviter les spoilers.

Thématique de la nouvelle saison

La saison 4 a pour thème "la prison". Analysons chaque épisode afin de comprendre le rapport entre ce thème et l'épisode correspondant.

USS Callister

Uss Callister

Dans cet épisode, il y a d'abord l'aspect le plus direct puisque les personnages sont piégés dans le jeu de Robert Daily, le fan de la série Space Fleet et créateur du jeu "Inifinity".

Mais Robert Daily est également piégé dans une autre forme de prison : l'entreprise qu'il a créé et qu'il déteste secrètement. Il est également emprisonné dans certains aspects de sa propre personne : son impossibilité de sortir de sa coquille, d'exprimer ce qu'il voudrait dans le monde "réel" de façon pathologique.

Callister Inc

Robert Daily est également piégé dans sa nostalgie pour sa série TV préférée : Space Fleet.

Dans le livre "L'anatomie du scénario", John Truby parle de la structure d'une histoire et de la façon dont un personnage est confronté à une situation qu'il doit tenter de surmonter.

Si il arrive à surmonter cette épreuve, il passe à un stade supérieur. Si ce n'est pas le cas, le personnage est détruit réellement ou de façon psychologique.

Dans cet épisode, Robert Daily n'évolue pas et il est donc détruit. L'épisode semble suivre une structure classique en terme de storytelling.

Mon avis sur USS Callister

L'épisode est cohérent dans sa thématique dans son quasi intégralité. C'est l'un de mes épisodes préférés de la saison puisqu'il arrive à jouer avec les clichés du jeu vidéo, des séries de science fiction dont je suis assez friand.

Pour un geek et le timide que je suis (j'ai une simulation de mon entourage également mais ça reste entre nous), et en pleine remise en question sur ma capacité à parfois exprimer mes propres sentiments, l'épisode a un impact supplémentaire auprès de moi.

Chacun pourra se projeter puisque chacun d'entre nous avons détesté l'attitude d'un collège, client ou la personne présente à l'accueil d'une administration quelconque et nous y avons tous pensé une fraction de seconde.


[Avis en cours de rédaction]

Arkangel

Arkhangel Implant

Dans cet épisode, une mère est emprisonnée par ses peurs, frustrations envers sa fille.

Cette prison prend ensuite une forme réelle et technologique : l'implant et le sytème Arkange. Ce système semble dans un premier temps calmer ses peurs et inquiétudes.

Ce système finit, cependant, par rapidement alimenter cette mère en raisons supplémentaires de s'inquiéter et emprisonner sa fille encore plus dans ce système (et surtout elle même).

Arkhangel Tablette

Dans ce cas, comme Robert Daily dans USS Callister, elle n'arrive pas à surmonter cette épreuve ce qui entraîne sa "destruction" sous la forme de la perte de sa propre fille qu'elle tentait à tout pris de protéger.

Mon avis sur Arkange


[Avis en cours de rédaction]

Crocodile

Crocodile

Dans Crocodile, les souvenirs sont la source de l'emprisonnement et le pilier de l'intrigue (par l'intermédiaire d'une technologie scannant la mémoire).

Le personnage principal "Mia Nolan", une architecte ayant réussi, est emprisonnée par le souvenir d'un accident ayant eu bien plus tôt dans sa vie.

Le choix du lieu renforce également l'isolation du personnage et ainsi cet emprisonnement.

Crocodile Tension

A de multiples moments, Mia aurait pu passer cette épreuve. Cependant, elle n'évolue pas : elle reste donc piégée par la peur de ces souvenirs et passe d'un meurtre à un autre.

Elle finit irrémédiablement par être détruite dans cette spirale dans laquelle est prisonnière.

Mon avis sur Crocodile


[Avis en cours de rédaction]

Hang the DJ

Hang the DJ

Cet épisode utilise constamment un vocabulaire liées au suivi des règles. Chaque participant se doit de suivre les règles. Si ce n'est pas le cas, le résulte implicite est une punition.

La prison prend également une forme physique avec d'immenses murs, de gardes et une limitation stricte des libertés.

Une limitation des libertés qui s'application de différentes façon : comme l'absence de choix dans le plat dès les premiers minutes de l'épisode, l'absence de choix vis à vis des chambres, ...

Hang the DJ

Cette prison, c'est également l'impossibilité (selon les règles) d'interrompre une relation par exemple. Cette relation est également associé à un objet qui sert de compteur et accessoirement d'instrument permettant de dialoguer avec un assistant personnel.

Les personnages finissent par tenter littéralement de s'évader de cette prison.

Mon avis sur Hang the DJ


[Avis en cours de rédaction]

Metalhead

Metalhead

Dans Metalhead, la prison est beaucoup plus primitive. Il s'agit d'être piégé dans une relation "proie-prédateur".

Il n'y a pas grand chose à dire sur cet épisode. On peut cependant saluer le fait d'intégrer un thème que j'aime partager et qui nécessite d'être mieux compris par le grand public : celui des armes automatiques qui pourraient s'avérer être les mines anti-personnelles du siècle à venir.

Le personnage afin de sortir de cette prison "proie-prédateur" décide de mettre fin à ses jours.

Mon avis sur Metalhead


[Avis en cours de rédaction]

Black Museum

Black Museum

Cet épisode utilise la même méthode narrative qu'un autre épisode : "White Christmas". Plusieurs histoires sont narrés par un personnage afin d'expliquer plusieurs concepts ou technologies (qui sont liés au personnage qui raconte ces histoires ou qui sont liés à l'un des protagonistes).

Le personnage qui possède le musée semble prisonnier de celui-ci (malgré la très faible fréquentation). Chaque artefact du musée semble directement ou indirectement pointer son implication. Le musée représente également le bagage historique (et peut-être même moral) de cet homme.

La première histoire est lié à un médecin piégé (comme un alcoolique) à la douleur et la mort. Cette histoire permet également d'expliquer quelques concepts liés à la souffrance et le transfert de sensation (qui sera utilisé par la suite).

Black Museum

La seconde histoire montre littéralement la conscience de quelqu'un prisonnière, d'abord de son propre corps puis respectivement du corps d'un autre et enfin d'un ours en peluche.

Cela permet également, dans ces deux histoires, de montrer l'implication du propriétaire du musée (y compris morale). La dernière partie de l'épisode utilise ainsi les concepts présentés dans les histoires précédentes afin de mettre en place l'intrigue.

Black Museum

La suite raconte l'histoire d'un détenu dont la conscience a été dupliqué numériquement : prisonnier du musée.

Quelques mois (ou peut-être quelques années) auparavant, il était condamné à subir quotidiennement les sensations et la douleur ressenti lors d'une exécution à la chaise électrique.

Black Museum

L'aspect "prison" devient encore plus sombre lorsque le propriétaire du musée raconte qu'un objet "souvenir" est distribué à ceux qui ont pressés le levier de chaise électrique virtuelle.

Ce souvenir consiste à un pendentif qui exécute en boucle ce moment de torture (poussant l'aspect "emprisonné" à son paroxysme).

Cette thématique a donc été, bien plus que les saisons précédentes, l'un des éléments central de cette série d'épisodes par l'intermédiaire d'un vocabulaire évocateur et de scènes très orientées sur ce thème.

Mon avis sur Black Museum


[Avis en cours de rédaction]

Dom